Grève le 17 juin – Premier jour du bac

Alors que la mobilisation contre la réforme du lycée et du baccalauréat dure depuis plus de 18 mois (mobilisation des établissements dans l’académie : http://www.lyon.snes.edu/spip/spip…. ), le ministère n’a toujours pas pris la mesure du mécontentement de la profession.

Le SNES-FSU, avec une large intersyndicale, appelle à la grève le premier jour des épreuves du bac. (La poursuite de l’action , en particulier le 27 juin pour le DNB, sera mise en débat à l’issue du 17.)

Cette modalité d’action, exceptionnelle pour des professeurs attachés à la réussite de leurs élèves et à l’existence de diplômes nationaux, montre bien la gravité de la situation dans laquelle se trouve l’Education.
Ci-dessous des outils à diffuser dans vos établissements : vidéo, tribune, lettre aux parents, questions/réponses….

1- Appel intersyndical à la grève le 17 juin : appel unitaire à la grève le 17 juin – SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNETAP-FSU, CGT, Sud, SNALC, CNT

Avec le soutien d’associations et collectifs : Stylos Rouges, Chaine des Bahuts
L’APSES (association des professeurs de SES) se joint à l’appel à la grève de la surveillance lors du premier jour du baccalauréat, le 17 juin
ici : https://www.snes.edu/Appel-unitaire…

2- Lettre au Ministre : « Il est de votre entière responsabilité que de traduire vos engagements sur les salaires des personnels de votre ministère. »
Lettre du SNES-FSU au ministre concernant les salaires : https://www.snes.edu/Des-mesures-co…

3- Lettres aux parents d’élèves  : modèle de courrier que vous pouvez adresser aux parents d’élèves concernant les raisons de l’appel à la grève le 17 juin. Vous pouvez évidemment adapter ce modèle à la situation de votre établissement :
modèle à télécharger ci-dessous :

4- Questions-réponses  :
Pourquoi maintenant ?
Le service public d’Education est à un tournant de son histoire. Les réformes en cours dans l’Education Nationale, comme dans la Fonction Publique, dessinent les contours d’un système éducatif toujours plus inégalitaire, piloté par des logiques managériales dont on sait les ravages qu’elles ont pu faire dans le privé (comme le rappelle, dans un croisement inattendu de l’actualité, le procès France Télécom). Est-ce cet avenir que nous voulons pour nos élèves et nos métiers ?
Demain c’est le service public, c’est l’école qui va changer, c’est aujourd’hui qu’il faut agir !

Une année de mobilisation sans réponse
Depuis des mois, les personnels se mobilisent, avec le SNES-FSU, sous différentes formes : grèves, réunions d’informations, manifestations le samedi avec les parents, nuit du lycée…le Ministre est resté sourd à nos revendications et ne les a traité qu’avec mépris, balayant ainsi d’un revers de la main nos inquiétudes pour les élèves.

Les élèves sont « pris en otage » ?
L’annonce d’un appel à la grève a entrainé un déferlement de commentaires allant de la caricature aux propos fantaisistes (des militants LREM se proposant pour remplacer les profs pour le bac !) en passant par des déclarations très déplacées, à l’image de celles comparant la situation actuelle à une prise d’otage. C’est faire bien peu de cas des situations bien réelles et dramatiques qui ont eu lieu ces dernières années.
Il convient de rappeler, calmement, qui est responsable de la situation actuelle : les personnels qui, dans des conditions de plus en plus dégradées, continuent d’exercer leur métier et ont à cœur de faire réussir les élèves ?
C’est bien le Ministre qui est responsable de la situation actuelle, par son intransigeance et son mépris érigés en mode de gouvernance, qui mène à une impasse.

Des blocages d’établissements le 17 juin ?
La réponse est claire et nette : le blocage physique de l’accès aux centres d’examens serait totalement contre-productif, et ne peut à ce titre être une modalité d’action. Le moindre incident serait immédiatement répercuté et amplifié. Il remettrait en cause l’engagement dans l’action de toute la profession depuis 6 mois. Des rassemblements, manifestations, AG seront organisées le 17 mai dans les départements, afin d’assurer la visibilité des grévistes, et de tous les collègues qui ne pourront faire grève ce jour-là, mais qui n’en pensent pas moins !
Ces rassemblements doivent être – au-delà du seul nombre de grévistes qui peut se trouver biaisé de diverses manières – un signe fort du mécontentement.

Grève et réquisitions : 
que disent les textes ? (qui peut réquisitionner ? comment ? quelles obligation s’imposent à nous ? …)
toutes les infos ici : https://www.snes.edu/Kit-greve-du-1…

La responsabilité du Ministre de l’Education Nationale
Jean-Michel Blanquer est le seul et unique responsable de la situation : sur le fond, comme sur la forme, ses réformes marquent des reculs sans précédent.

Réforme du bac, du lycée, loi Blanquer, suppressions de postes : il s’agit bien de réformes qui vont institutionnaliser un système éducatif qui tourne le dos à son ambition de démocratisation des études. Il s’agit également de transformer nos métiers, en nous transformant en simple exécutant, sous la coupe de la hiérarchie.
Le Ministre s’est aussi distingué par un mépris qui est devenu la marque de fabrique de sa communication  : décret instituant une 2eme HSA obligatoire après deux votes contre unanimes au CTM, affirmations provocatrices selon lesquelles 80% des personnels le soutiennent, exercices de communication sur les réseaux sociaux, ou au service de la République en Marche (cf opération de phoning dans le cadre des élections européennes) plutôt que de répondre aux personnels, nombreux à manifester, comme par exemple le 18 mai, où près de 10000 personnes étaient dans la rue pour dire non aux réformes Blanquer !

Le SNES-FSU, avec l’intersyndicale, a fait le choix d’annoncer la mobilisation bien en amont du début des épreuves pour que le Ministre prenne la mesure de ce qui se joue. Il s’agit bien d’envoyer un signal fort, bien avant l’examen, en plaçant le Ministre face à ses responsabilités : s’il est bien celui qu’il prétend être, il doit ouvrir les négociations. La balle est dans son camp, s’il ne la saisit pas, c’est lui qui sera donc responsable de perturbations lors du bac.