Reprise du 26 avril 2021

BLANQUER et sa communication : où comment mettre les enseignants EPS en difficulté ????

Comme Benoit Hubert (Secrétaire Général SNEP FSU) vient de l’écrire dans son édito du jour :« les cours dans les établissements du second degré vont reprendre le 3 mai. Cette reprise sera de nouveau compliquée pour l’ensemble de notre profession. L’EPS, notre discipline s’enseigne difficilement à distance ».
Alors que nous serons confrontés à cette continuité pédagogique dès demain matin nous déplorons que notre ministre de tutelle rende la situation encore plus difficile.
Pourtant avec les annonces du 22 avril dernier des ministres Castex et Blanquer sur les demi- jauges, les militants du SNEP FSU, auraient pu avoir le sentiment d’avoir été écouté. En effet, dès le début en 2020 de cette situation sanitaire, le SNEP, au nom de la grande majorité des enseignants EPS avait fait valoir que les conditions de respect de la distanciation de 1 mètres puis de 2 mètres ne pouvaient s’envisager qu’avec des effectifs par classe qui le permettait (les demis effectifs).   Malheureusement, si il a été annoncé le maintien des demies jauges en lycées, celles-ci ne sont mises en place que dans les collèges des départements les plus touchés comme le Rhône et la Loire dans notre académie et ce, seulement pour les élèves de 3émes et de 4émes. Nous jugeons donc les annonces du 22 avril comme insuffisantes et incohérentes. Nos collègues de l’Ain sauront apprécier ce 2 poids – deux mesures.
Avec ce retour dans les établissements le 3 mai et la décision de ne pas permettre l’accès aux installations sportives couvertes, le SNEP, encore une fois, est contraint de constater que notre ministre ne sait pas de quoi il parle. Il méprise notre discipline, les enseignants EPS et leurs élèves. Ainsi les équipes EPS vont devoir préparer une 5éme rentrée ! Avec, encore une fois, un temps de travail important pour ré-adapter les programmations. Quelle est la cohérence de cette décision alors que juste avant ces congés de printemps, avec un pic de l’épidémie au plus haut niveau, l’accès aux installations sportives étaient autorisées ? Comment expliquer cela à nos élèves et leurs familles ?
ET le même jour de parution de la fiche repère EPS du Ministère, notre ministre Blanquer, adepte des médias, répond sans aucune hésitation à la question d’une journaliste de France Info ce 23 avril à 8h30 : « Monsieur le ministre, un mot sur les cours de Sport. A l’intérieur, ils sont interdits ? Réponse Blanquer : NON… » https://www.youtube.com/watch?v=18sJM23FpWw. Que doivent donc faire les enseignants EPS quand leur ministre semble ne pas connaître les dispositifs prévus pour la discipline dans le protocole sanitaire ? Qui doit-on écouter : le protocole affiché ou le discours du ministre ? Ce dysfonctionnement est vraiment à l’image de l’incompétence de notre ministre.
L’institution nous expliquera faire son travail d’«accompagnement » et renouvellera « tous ces remerciements à la profession, à l’engagement auprès des élèves des enseignants que vous êtes, sachant qu’ils peuvent compter sur les compétences de tous et toutes pour proposer un enseignement de l’EPS et une pratique de l’AS les mieux adaptés à ces conditions ».
Un discours lénifiant qui fatigue de trop nombre d’entre vous. La profession, dans cette période difficile, aurai eu besoin d’un ministre de l’education et pas d’un communiquant aux idées incohérentes !

Pour clore, les enseignants EPS en charge de classes terminales sont face à une situation très complexe mais entre l’empathie qui est demandé par l’institution et la « solution » de l’arrangement évaluatif portée par nos IPR, il semble que le travail sera fait et bien fait pour nos élèves. Quelle EPS auront-ils / elles vécue ? Pas de retours.
Nous viendrons vers vous pour en faire un bilan. Rappelons-nous toutes ces injonctions institutionnelles sur la construction et la mise en place caricaturale des référentiels certificatifs !

Nous restons combatifs et proches de vous en cette « dernière » ligne droite de cette année scolaire unique en son genre. Nous restons persuadés que c’est dans le collectif de vos équipes EPS et avec les militants du SNEP FSU que l’EPS restera pour les élèves encore une discipline porteuse et de valeurs et de savoirs.  

E.Stodezyk
Pour le bureau académique SNEP FSU Lyon